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Tracer un wallet crypto en 20 minutes : outils, méthode pas-à-pas et limites

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Tracer un wallet crypto en 20 minutes : outils, méthode pas-à-pas et limites
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“Tracer un wallet” en 20 minutes, ce n’est pas jouer au détective façon film hollywoodien. L’objectif est de comprendre d’où viennent les fonds, où ils vont, et avec quels services l’adresse interagit (CEX, DEX, bridge, protocoles DeFi…). Avec la bonne méthode, tu peux obtenir une lecture fiable des flux et dégager un scénario probable, sans te perdre dans 50 onglets. Dans cet article, je te montre comment faire une analyse express, et surtout jusqu’où ça marche… et où ça s’arrête.

Ce que veut dire “tracer un wallet” (et ce que ça ne veut pas dire)

Quand on dit “tracer un wallet”, on parle d’abord d’analyse on-chain, c’est-à-dire, suivre des transactions visibles publiquement sur une blockchain pour reconstituer des flux (entrées/sorties), des contreparties (adresses liées), et des interactions (contrats, plateformes, bridges). En pratique, c’est un travail de lecture. Tu observes l’historique d’une adresse, tu repères les mouvements clés, puis tu suis une ou plusieurs pistes logiques. Le but est d’arriver à une conclusion du type : “cette adresse reçoit principalement depuis un exchange”, “elle a fait transiter des fonds via un bridge”, “elle swap souvent sur tel DEX”, ou “elle disperse ses fonds vers une grappe de wallets”.

Ce que ça ne veut pas dire, en revanche, c’est identifier une personne avec certitude. La blockchain te donne une transparence sur les transactions, pas sur l’identité civile derrière une adresse. Il existe des indices (labels d’exchanges, comportements typiques, recoupements OSINT), mais une attribution “c’est X” est rarement possible sans informations externes. Donc, si tu veux rester rigoureux, pense “tracer = comprendre les mouvements”, pas “tracer = doxxer”.

Tracer un wallet ≠ identifier une personne

En 20 minutes, tu peux reconstituer des flux et des interactions on-chain

“Tracer” consiste à suivre des transactions publiques pour comprendre d’où viennent les fonds, où ils vont, et avec quels services l’adresse interagit (CEX, DEX, bridge, DeFi). L’objectif : dégager un scénario probable et un niveau de confiance.

La blockchain ne donne pas l’identité civile derrière une adresse. Sans éléments externes (OSINT, données KYC, fuite, enquête), tu ne peux pas affirmer “c’est telle personne”. Certains outils ajoutent des labels, mais ils peuvent être incomplets ou erronés.

Règle simple : privilégie “scénario + probabilité” plutôt que “certitude + nom”.

La confusion vient souvent du vocabulaire : “wallet”, “adresse”, “compte”, “propriétaire”… alors qu’en réalité, une même personne peut utiliser des dizaines d’adresses, plusieurs chaînes, des smart wallets, des multisig, ou passer par des services qui brouillent les pistes. Une analyse en 20 minutes peut être très efficace pour clarifier un parcours de fonds simple (CEX → wallet → DEX → autre wallet), mais elle devient vite limitée si l’activité est complexe ou volontairement opaque. Et c’est justement pour ça qu’on va poser une règle d’or : viser un scénario probable + un niveau de confiance, plutôt que chercher une vérité absolue.

Avant de commencer : les 3 infos à avoir

Avant de tracer quoi que ce soit, il faut cadrer ton analyse. En 20 minutes, le piège n°1, c’est de partir dans tous les sens et d’ouvrir 15 onglets. Ce bloc te sert de “pré-check” : tu verrouilles ces 3 infos, et seulement ensuite tu passes aux outils.

Verrouille ces 3 infos avant de commencer

Adresse + réseau

Assure-toi que tu analyses la bonne chaîne (Ethereum, Bitcoin, Solana, Base…). Une confusion de réseau te donne instantanément des conclusions fausses.

Période à analyser

Choisis une fenêtre simple (7 jours / 30 jours / “dernier événement”). C’est ton cadre : tu évites de te noyer dans l’historique complet.

Hypothèse de départ

Donne une direction à ta lecture : “wallet perso ?”, “exchange ?”, “DeFi ?”, “scam ?”. Tu pourras ajuster dès que les premiers signaux contredisent l’idée initiale.

Astuce : si tu n’arrives pas à remplir ces trois champs en 60 secondes, c’est que ton analyse est trop vague pour tenir en 20 minutes.

Les outils indispensables (gratuits d’abord)

Pour une analyse “20 minutes”, l’idée n’est pas d’avoir 15 outils, mais un petit trio qui se complète. Cela comprend un explorateur de blockchain (pour les faits bruts), un outil de lecture “portfolio / interactions” (pour comprendre vite ce que fait le wallet), et un outil de labels / visualisation (pour repérer en un coup d’œil les contreparties et les chemins). Dans la majorité des cas, l’explorateur suffit à reconstituer le parcours, mais les deux autres te font gagner du temps dès que l’adresse a touché à la DeFi, aux bridges, ou à plusieurs tokens.

Le premier réflexe, c’est donc l’explorateur du réseau avec Etherscan et ses déclinaisons (Arbiscan, Polygonscan, Basescan…), Solscan côté Solana, mempool.space côté Bitcoin, etc. Là, tu vérifies l’activité, les transactions récentes, les “internal tx”, les tokens, et surtout les interactions de contrats (swap, approve, dépôt, retrait…). Ensuite, tu ajoutes un outil “lecture rapide” type dashboard. Il te résume la composition du wallet, les protocoles utilisés, parfois l’historique DeFi, utile quand tu veux comprendre en 2 minutes si tu es face à un wallet de trader, un chasseur d’airdrops, ou un simple holder.

Enfin, si tu veux passer de “liste de transactions” à “compréhension du chemin”, les outils de graph/visualisation + labels sont les plus efficaces. Ils aident à repérer les adresses connues (exchanges, bridges, services) et à suivre les flux sur 1 à 3 sauts sans te perdre. Attention par contre car les labels ne sont pas infaillibles, et certains services cachent une partie des infos derrière un paywall. Pour rester propre, considère ces outils comme des accélérateurs, pas comme une preuve, tu confirmes toujours dans l’explorateur.

Les outils indispensables (gratuits d’abord)

Pour tenir une analyse en 20 minutes, vise un trio simple : Explorer (faits bruts), Dashboard wallet (lecture rapide), Graph + labels (chemins & contreparties).

1) Explorer de blockchain

C’est ta source de vérité : transactions, entrées/sorties, interactions de contrats, tokens, “internal tx”. Tu valides toujours ici ce que tu crois comprendre ailleurs.

2) Dashboard “lecture rapide”

Il t’aide à comprendre le profil du wallet sans lire 200 lignes : composition, activités, protocoles utilisés, parfois l’historique DeFi. Un accélérateur, pas un juge.

3) Graph + labels

Idéal pour visualiser les contreparties et suivre le chemin sur 1 à 3 “sauts”. Les labels sont utiles mais parfois incomplets : tu confirmes toujours via l’explorer.

Conseil : si tu dépasses 3 outils ouverts, tu perds du temps. Commence par l’explorer, puis ajoute un seul outil “résumé” ou “graph” selon le besoin.

La méthode “20 minutes” : la check-list minute par minute

L’idée ici, c’est de te donner un rythme pour ne pas te disperser. En 20 minutes, tu ne “prouves” pas tout : tu construis une lecture cohérente, étape par étape, et tu termines avec une conclusion simple + un niveau de confiance. Le bloc ci-dessous te sert de minuteur méthodo : tu peux le laisser tel quel ou remplacer les textes par tes propres mots.

Méthode “20 minutes” : avancer par étapes, sans se disperser

Chaque bloc doit produire un résultat clair. Si tu bloques, tu passes à l’étape suivante et tu reviens après.

0 → 3 min

Cadrer l’adresse

Vérifie réseau, activité récente, solde, et repère les éléments “bruit” (spam, micro-txs) pour éviter les fausses pistes.

3 → 8 min

Scanner les transactions clés

Prends les dernières transactions vraiment significatives (entrées/sorties, montants, interactions de contrats). Ignore le reste.

8 → 12 min

Identifier les “contreparties”

Repère les adresses/services récurrents (exchange, bridge, protocole) et ce que l’utilisateur semble faire (swap, dépôt, retrait).

12 → 16 min

Suivre 1 à 3 “hops” max

Suis le chemin sur un nombre de sauts limité. Si tu ouvres trop de branches, tu perds ta conclusion.

16 → 20 min

Conclure + niveau de confiance

Résume en 2 phrases : “d’où viennent les fonds”, “où ils vont”, “quels services sont utilisés”. Ajoute un niveau de confiance.

Si tu n’arrives pas à écrire une conclusion en 2 phrases, c’est que tu as suivi trop de pistes : reviens à 1 ou 2 mouvements clés.

Comment lire les “signaux” rapidement

À ce stade, tu as déjà repéré les transactions importantes et quelques contreparties. Maintenant, l’objectif est simple : interpréter ce que tu vois sans sur-analyser. Un bon réflexe, c’est de raisonner en “scénarios” : est-ce que le wallet ressemble plutôt à un utilisateur qui entre/sort d’un exchange, à quelqu’un qui traverse des bridges, ou à quelqu’un qui utilise la DeFi au quotidien ? Les signaux ci-dessous t’aident à trancher vite.

Les signaux les plus utiles (et comment les lire)

  • Dépôt / retrait d’exchange (CEX) : souvent, c’est le signe le plus clair. Si tu vois des mouvements réguliers vers/depuis une adresse labellisée (Binance, Coinbase, OKX, etc.), tu peux supposer que c’est un point d’entrée/sortie fiat ou un hub de trading. Attention car certaines adresses “ressemblent” à des CEX sans être labellisées (custody, brokers, desks).
  • Bridges : si tu repères un passage par un bridge, ça change tout. Les fonds ont probablement bougé vers une autre chaîne. En analyse express, tu ne suis pas 10 chaînes : tu identifies le bridge, puis tu vas directement sur la chaîne cible pour vérifier où les fonds finissent.
  • DEX / swaps : plusieurs swaps rapprochés, surtout avec des stablecoins, ressemblent à un comportement de trader. Un ou deux swaps isolés peuvent être juste une conversion ponctuelle.
  • Lending, staking, LP : dépôts sur un protocole, retraits, positions, ça indique souvent un usage “investisseur DeFi” plus long terme, pas un simple passage.
  • Patterns suspects : dispersion en petits montants vers plusieurs adresses, “peel chain” (on envoie, on garde un reste, on renvoie), ou création de wallets très récents. Ce n’est pas une preuve de fraude… mais c’est un signal de complexification volontaire.

Ce que tu peux conclure en 20 minutes (sans te tromper)

  • Le rôle du wallet : point d’entrée (reçoit depuis CEX), point de transit, wallet d’usage DeFi, wallet de trading, etc.
  • Le type de parcours : simple (CEX → wallet → destination) ou “éclaté” (bridges + plusieurs wallets).
  • Le degré d’opacité : lisible vs volontairement compliqué (trop de hops, trop de dispersion, passage par services de privacy).

Décodeur express : lire les signaux en 60 secondes

Clique un signal pour afficher l’interprétation “express” et le piège le plus courant.

Lecture express : entrée/sortie via un exchange = point d’accès ou hub de trading.

Piège : une adresse “ressemble” à un CEX sans être labellisée (custody/broker).

Lecture express : un bridge indique souvent un changement de chaîne. Va vérifier la chaîne cible.

Piège : croire que les fonds “disparaissent” alors qu’ils continuent ailleurs.

Lecture express : swaps répétés = profil actif (trading/rotation), swaps isolés = conversion ponctuelle.

Piège : sur-interpréter : un swap n’est pas un “pattern”.

Lecture express : dépôts/retraits de protocoles = usage DeFi “investisseur” (lending/LP/staking).

Piège : confondre dépôt en protocole et transfert simple (regarde l’appel de contrat).

Lecture express : dispersion, hops multiples, petits montants = volonté de complexifier (pas preuve de fraude).

Piège : conclure “scam” sans contexte : cherche d’abord le scénario le plus simple.

Les limites : ce que tu ne pourras pas prouver en 20 minutes

Même avec une bonne méthode, il y a un plafond assez net. En 20 minutes, tu peux expliquer des flux et des comportements, mais tu ne peux pas “clore” une enquête complexe. Dès que le wallet utilise plusieurs chaînes, plusieurs adresses, ou des services qui brouillent volontairement les pistes, tu bascules dans une analyse plus longue (et souvent plus outillée). L’important, c’est de savoir reconnaître ces cas rapidement pour ne pas sur-interpréter ce que tu vois.

Les limites : ce que tu ne pourras pas prouver en 20 minutes

Une analyse express peut être très fiable sur les flux… mais elle a un plafond. Voici où ça bloque le plus souvent.

1) Complexité technique (smart wallets, multisig, “internal tx”)

Certains mouvements ne sont pas “simples” à lire : appels de contrats, transactions internes, agrégateurs, étapes invisibles au premier regard. En 20 minutes, tu peux comprendre le sens général, pas reconstituer chaque micro-étape.

2) Multi-chain + bridges (le fil se déplace ailleurs)

Dès qu’un bridge entre en jeu, le parcours change de chaîne. En express, tu identifies le point de bascule et tu vérifies la destination principale — mais tu ne suis pas dix pistes en parallèle.

3) Opacité volontaire (dispersion, hops multiples, services de privacy)

Si le wallet disperse les fonds ou multiplie les sauts, c’est souvent une volonté de complexifier la lecture. Ce n’est pas une preuve de fraude, mais c’est une limite claire pour une analyse en 20 minutes.

4) Attribution (identifier une personne)

La blockchain montre des transactions, pas une identité. Même si une adresse interagit avec un exchange, tu ne peux pas “nommer” quelqu’un sans éléments externes (OSINT, KYC, enquête). Les labels aident, mais peuvent être incomplets ou erronés.

Règle simple : termine par un scénario + un niveau de confiance, pas par une certitude. Si tu n’arrives pas à résumer en 2 phrases, c’est que l’analyse dépasse le format “20 minutes”.

Conclusion + “quoi faire ensuite”

Si tu appliques la méthode, tu peux presque toujours sortir une conclusion utile en 20 minutes. D’où viennent les fonds, quels services sont utilisés, où ça repart, et surtout à quel point tu es sûr. C’est ça le bon format : un scénario clair, pas une “enquête totale”. Et c’est aussi ce qui te protège des erreurs car quand tu sens que ça devient trop multi-chain, trop dispersé, ou trop opaque, tu sais que tu as atteint la limite de l’exercice.

Ensuite, tu as deux options. Soit ton scénario est simple et cohérent, et tu peux t’arrêter là (c’est souvent suffisant pour “comprendre” un wallet). Soit tu détectes un point de bascule qui mérite plus de temps comme un bridge, une grappe d’adresses, une interaction complexe, ou une sortie vers un service difficile à lire. Dans ce cas, la suite logique, c’est d’approfondir une seule piste à la fois, au lieu d’essayer de tout suivre, tu choisis le mouvement le plus important (en montant ou en fréquence) et tu reconstruis le chemin plus proprement.

Enfin, garde en tête une règle simple de communication (utile si tu écris un article, un thread, ou un rapport) : sépare ce que tu observes de ce que tu supposes. Tu peux écrire “on observe un transfert vers un exchange X” (factuel) puis “ce qui suggère un retrait/entrée” (interprétation). Et tu termines par ton niveau de confiance (faible / moyen / fort). Ça rend ton analyse crédible, même quand tu n’as pas toutes les infos.

Conclusion (2 phrases) + quoi faire ensuite

Sépare toujours ce que tu observes (factuel) de ce que tu déduis (interprétation), puis indique ton niveau de confiance.

1) Ta conclusion “20 minutes”

Résume le scénario en 2 phrases maximum : origine des fonds, services utilisés, destination principale.

Confiance

2) Étape suivante (choisis une seule piste)

Si l’analyse devient multi-chain ou trop dispersée, ne suis pas tout : prends le mouvement le plus important (montant ou fréquence) et approfondis uniquement celui-là.

Si tu ne peux pas expliquer ton scénario sans ouvrir 10 branches, c’est un signal : tu as dépassé le format “20 minutes”.

Pour aller plus loin

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FAQ — Tracer un wallet en 20 minutes

Tracer un wallet, ça veut dire identifier une personne ?
Non. “Tracer” signifie suivre des transactions publiques pour comprendre les flux (d’où viennent les fonds, où ils vont, et quels services sont utilisés). L’identité civile derrière une adresse n’est généralement pas prouvable sans éléments externes (OSINT, KYC, enquête).
Est-ce vraiment faisable en 20 minutes ?
Oui, si tu restes sur un objectif clair : sortir un scénario probable + un niveau de confiance. En pratique, ça marche très bien pour des parcours “simples” (entrée/sortie via exchange, quelques swaps, une destination principale). Si c’est multi-chain ou très dispersé, tu atteins vite la limite.
Quels outils minimum faut-il pour une analyse express ?
Un explorateur de blockchain pour les faits bruts (transactions, interactions de contrats), puis au besoin un outil “dashboard” pour la lecture rapide et/ou un outil de visualisation (graph + labels). L’explorer reste la source de vérité : tout ce que tu déduis ailleurs doit être vérifié dedans.
Quels sont les signes les plus “parlants” à repérer en premier ?
En général : dépôts/retraits depuis une adresse d’exchange (points d’entrée/sortie), passages par un bridge (changement de chaîne), swaps sur DEX, et interactions DeFi (dépôts/retraits sur protocoles). Ce sont souvent les signaux qui te donnent le scénario le plus vite.
Les labels (Binance, Coinbase, etc.) sont-ils fiables à 100% ?
Non. Les labels aident énormément, mais ils peuvent être incomplets, erronés ou datés. Utilise-les comme un accélérateur d’analyse, pas comme une preuve : confirme toujours en regardant les transactions et les interactions dans l’explorateur.
Pourquoi les fonds “disparaissent” parfois quand je trace une adresse ?
Le cas le plus fréquent, c’est un bridge : les fonds continuent sur une autre chaîne. Autre possibilité : agrégateurs, transactions internes, ou structures de smart wallets qui rendent la lecture moins évidente. Dans une analyse express, tu identifies le point de bascule et tu suis la destination principale.
À partir de quand je sais que je dois arrêter (limite des 20 minutes) ?
Si tu es obligé d’ouvrir trop de branches (trop d’adresses, trop de hops, trop de chaînes) et que tu n’arrives plus à résumer en deux phrases, c’est un signal clair. Dans ce cas, recentre-toi sur le mouvement le plus important (montant ou fréquence) et approfondis uniquement cette piste.
Est-ce que “dispersion” ou “hops multiples” veut forcément dire scam ?
Pas forcément. C’est un signal d’opacité (volonté de complexifier), mais ça peut aussi être de la gestion de risque, de la sécurité, ou de l’organisation de trésorerie. Évite les conclusions définitives : privilégie “scénario probable + niveau de confiance”.
Quelle est la meilleure manière de présenter le résultat de mon traçage ?
Le plus crédible : séparer “observations” (factuel) et “interprétation” (scénario). Puis ajouter un niveau de confiance (faible / moyen / fort). Exemple : “On observe un transfert vers un exchange” (fait), “ce qui suggère une sortie” (interprétation).
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Écrit par
Dorian Massy

Depuis 2020, je me forme assidûment aux cryptomonnaies et à leurs enjeux. En 2025, j’ai fondé CryptoEcho pour transformer ma veille crypto en contenus pratiques et accessibles à tous. Chaque semaine, je partage des guides pratiques, des tutoriels et des décryptages d’actualité. Mon objectif est d’allier rigueur et pédagogie pour transformer votre curiosité en expertise. Ensemble, façonnons l’avenir de la finance décentralisée.

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